Archives de Catégorie: conso-acteur

Bataille d’influence sur les réseaux sociaux

blogosphère  Le web 1.0 avait déjà donné aux consommateurs la possibilité de s’informer  rapidement, de comparer les offres, de disposer de catalogues sans frontières, de « zapper » facilement . Le web 2.0 plus interactif, contributif, participatif, lui donne à présent la possibilité d’entrer en relation directement avec les autres internautes, de noter les fournisseurs, d’exprimer ses opinions, d’être prescripteur. Dès lors, c’est vrai, le consommateur devenu acteur est en situation d’établir des contres pouvoirs face aux discours et aux stratégies marchandes des marques.
Mais le champ des réseaux sociaux en ligne est également préempté par les entreprises qui cherchent à se réapproprier ces espaces d’échanges, avec des nouveaux concepts aux noms évocateurs : crowd sourcing, self care, e-reputation…
Sur ce nouveau territoire, toujours plus vaste, que constitue l’Internet (avec en sus aujourd’hui sa déclinaison mobile) la relation client évolue rapidement et les rapports de force fluctuent pour le moment au gré des évolutions technologiques et de l’imagination des uns et des autres.
Le mythe du client roi, fondateur de l’économie de marché , peut-il, contre toute attente, devenir réalité dans un monde virtuel et dématérialisé ?
Quoi qu’il en soit une profonde révision des règles et du droit s’impose pour s’adapter à ces nouvelles réalités

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans conso-acteur

Ces exceptions qui confirment la règle

roi pacotilleC’est vrai la publicité et le marketing ne font pas tout.

Des cas emblématiques sont là pour nous le rappeler : L’histoire se souvient de la compagnie éponyme Ford qui n’avait pas pu, malgré les moyens engagés, convaincre le public d’acheter son modèle Edsel à la fin des années 50, en pleine société de consommation.

Les plus jeunes se rappelleront peut-être l’échec de la saison 2 de Loft Story, plus étonnant encore, quand on pense au succès exceptionnel de la saison 1.

C’est vrai une marque, aussi emblématique soit elle, ne peut vendre longtemps très au dessus du prix de marché, et les marketers se souviennent du fameux « vendredi Marlboro » (1993) ou le géant de la cigarette décida de baisser ses tarifs de 20% pour maintenir ses parts de marché.

C’est vrai un client en colère peut parfois, à lui seul et avec l’aide d’Internet, causer des dommages conséquent à une entreprise, même très puissante. Tous les spécialistes de l’e-réputation connaissent le cas de la société Kryptonite, fabricant de cadenas dont une vidéo montrait l’ouverture avec un simple stylo (première grande affaire du genre) et celui plus récent de la guitare cassée de Dave Carroll, ce chanteur folk qui a mis au supplice la grande United Airline qui n’a pas su compatir à sa douleur.
L’actualité nous apprend qu’une campagne médiatique bien menée a conduit la société Amazon, géant du numérique s’il en est, à rompre un contrat de sous-traitance avec une société de sécurité aux pratiques douteuses.

Voilà qui rassure.
Non pas le consommateur, qui n’est pas dupe et sait bien que des « histoires » comme celles là sont trop rares pour que le rapport de force s’inverse, mais les économistes.

Dans ce qu’ils appellent pudiquement l’économie de marché il est essentiel de laisser croire que  « la courbe de la demande » n’est pas biaisée par des artifices qui rendraient le choix des consommateurs totalement irrationnel et sous contrôle des producteurs. Les cas d’école entretiennent la légende.

Pourtant « la main invisible » du marché semble souvent bien lourde aux épaules des consommateurs.

Poster un commentaire

Classé dans conso-acteur

Vous avez dit enpowerment ?

media-sociauxB2B

Il est fréquent désormais d’entendre parler d’enpowerment dans le vocable des marketeurs de tout poil, spécialement ceux exerçant leur compétence dans l’univers des nouvelles technologies. “donner du pouvoir aux gens !” un credo qui s’inscrit dans la logique du conso-acteur, du crowd sourcing et autres démarches collaboratives ouvertes.

Reste que les motivations mercantiles soujacentes ne peuvent être ignorées, s’agissant de qualifier des initiatives généralement portées par des serial entrepreneurs ou de jeunes loups du marketing digital.

A cet égard le discours porté par Robin Chase fondatrice entre autre de couchsurfing et Zipcar me semble très éclairant, par exemple dans cette conférence TED http://www.ted.com/talks/robin_chase_excuse_me_may_i_rent_your_car.html .

Donner du pouvoir au gens, en politique cela s’appelle la démocratie. Et les dérives bien connues de la démocratie sont la démagogie et le populisme.

Espérons que les propos de ces nouveaux adeptes de la consommation participative soient sincères et ne relèvent pas de cette catégorie. On peut toujours rêver!

Poster un commentaire

Classé dans conso-acteur