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Discrimination tarifaire

yieldmanagement2Mais jusqu’où va-t-on pousser le yield management ? Voilà déjà bien des années que l’on sait qu’un siège d’avion ne coûte pas le même prix pour tout le monde. Au début on nous a expliqué que c’était pour optimiser le remplissage de l’avion.

Le prix serait donc moins élevé en début de vente (early bird) pour accélérer le remplissage ou en fin de commercialisation, s’il reste de la place (last minute). Pourquoi pas.

Mais ça c’était avant !

Car aujourd’hui les prix peuvent varier beaucoup plus souvent et beaucoup plus vite. Et pas que dans le domaine du voyage aérien. Ainsi certains analystes estiment qu’Amazon changerait ses prix 2,5 millions de fois par jour. Et dans l’univers du e-commerce c’est juste le nouveau sport marketing à la mode. On appelle cela le « dynamic pricing ».

Cette pratique commerciale s’appuie généralement sur la technique dite de l’« IP tracking ». Une pratique proche du tracking par cookies sauf qu’elle cible votre liaison Internet et non votre navigateur. Donc si vous voulez y échapper, inutile d’effacer vos traces ou de refuser les cookies. Il faut changer de réseau d’accès. Un accès sur réseau mobile, à la maison sur box ou sur son PC de bureau, c’est autant d’adresse IP différentes. Quoi qu’il en soit payer plus cher son billet d’avion, et maintenant ses vêtements ou son électroménager simplement parce qu’on est venu plusieurs fois visiter un site avouez que c’est plutôt rageant. De son côté Uber pratique le « surge pricing » c’est à dire applique des augmentations de tarif en fonction de la demande, et ça commence à faire des vagues chez ses clients sans compter ce couac lors de l’.attentat de new york

Un autre exemple, plus ancien et qui avait également rencontré la colère des consommateurs avait consisté à faire monter le prix des boissons fraiches dans les distributeurs automatique en fonction de la météo.

Pour autant, sur un marché parfaitement concurrentiel, le dynamic pricing associé au web scraping pourrait, in fine servir le consommateur. De quoi s’agit-il ? un « robot » capte en permanence les offres de la concurrence et ensuite la marque ajuste ses prix dynamiquement pour rester attractive. Cela rappelle le bon temps des enchères inversées qui fit les beaux jours des cost killer, avant d’être interdites. Quoi qu’il en soit, si tous les acteurs d’un même secteur font la même chose en séquence on pourrait finir par vous payer pour vous avoir comme client !

On peut toujours rêver : -)

 

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