Archives mensuelles : juin 2016

Sup de co…

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Co working, co-production, collaboration, coopération, “coopétition”…

Tout est partage aujourd’hui.

L’économie participative prend ses lettres de noblesse.

Depuis le début de l’année les articles, conférences, rencontres consacrés au phénomène se sont multipliés. Longtemps considérée comme une voie alternative plutôt marginale, voire soutenue par des marginaux utopistes, et illustrée par des initiatives de faibles envergures, ce mode de création de valeur est devenu au fil du temps un objet d’étude et de perplexité : Et si l’économie de demain, c’est-à-dire celle qui se construit sous nos yeux, était fondée sur les valeurs de partage, de collaboration, de coopération ?

Cette perspective est sans doute réjouissante pour les nouveaux entrants, les esprits entreprenants en quête de modèle en rupture, mais fait trembler les nombreux géants de l’économie conventionnelle qui se partagent de bonnes grosses rentes de situation depuis plus de 100 ans sur la base de l’économie de marché et du consumérisme à tous crins.

Outre la valeur partage cette nouvelle économie se veut buttom up. On part des individus de leur besoins et on y répond collectivement via les acteurs sociaux économiques de proximité, puis de proche en proche on peut, si nécessaire et grâce au numérique, atteindre et impliquer toutes les parties prenantes et personnes concernées. On reconstruit ainsi une économie mondialisée, mais durable, maîtrisable et humaine (le village mondial)

Deux types d’objections se font jour :

L’une, désanchantée, considère que le risque de récupération par les grosses entreprises et plus généralement le système en place est inévitable et il est vrai qu’un regard sur le passé tend à leur donner raison.
J’évoquais mes propres doutes dans l’un de mes précédents post …

L’autre, met en garde contre les risques de dérapage et de dérive mafieuse de ce modèle que certains apparentent à de l’économie parallèle (c’est-à-dire de l’économie grise) dont le but est surtout de trouver des voies de contournement pour échapper à la TVA et à l’impôt.

Quoi qu’il en soit la crise aidant les individus cherchent des solutions (la contrainte rend intelligent) et les élites savent qu’une réforme du système économique est nécessaire  mais ne pourra se réaliser que par ce type d’approche.

D’aucun vont jusqu’à prédire que d’ici 5 ans 1/3 de l’économie sera « hors circuit » et d’autres nous annoncent qu’en 2013 trois milliards de dollards devraient être collectés pour de l’innovation via la finance participative.

Du je au nous, ainsi va l’évolution de nos sociétés sous l’impulsion des nouvelles générations. Qui peut s’en plaindre ?

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